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Blog-examen où les étudiants font la synthèse de ce qu'ils ont appris dans le cadre de leur cours Montage numérique: étude et pratique, en comparant 2 films projetés dans la salle de cinéma du Cégep de Lévis-Lauzon.
13 commentaires:
On remarque définitivement un grand changement dans l’esthétique de composition des plans entre L’homme éléphant et Lost Highway. En effet, on retrouve, dans Lost Highway un effet d’intrigue provoqué par la succession rapide des plans. Le rythme provoqué par cette succession, permet au spectateur d’être captiver et d’attendre le plan suivant, sans pour autant nécessairement prendre conscience du montage. Dans L’homme éléphant, le montage s’avère plus lent et est beaucoup moins audacieux sans, par contre, provoquer de lourdeur dans le montage
De plus, dans chacun des films, on présente une séquence où le personnage principal est en train de rêver; dans Lost Highway, l’insertion de cette séquence se fait subtilement mais les plans qui suivent, permettent au spectateur de comprendre exactement ce qui vient de se passer. Tandis que, dans L’homme éléphant, Lynch utilise la surimpression et amène le plan du rêve d’une manière très subjective ne permettant au spectateur aucun doute.
Je trouve qu’on sent une certaine retenue dans le montage d’Elephant Man. La technique est plus classique, invisible. L’usage du champ/contre-champ et des mouvements de caméra qui suivent les mouvements sont omniprésents, et rythment d’une manière logique le film. On sent un respect des conventions narratives établies en matière de montage. Dans Lost Highway, je trouve une liberté dans la maîtrise de ces conventions. Cela amène une créativité vraiment intéressante dans l’usage de certains aspects du montage. Certains restent classiques dans leur principe, tels que les nombreux raccords de regards, les répétitions qui créent une attente, mais des éléments viennent prouver l’évolution par rapport à Elephant Man. Dans Lost Highway, Lynch se permet de faire des plans qui déroutent, des mouvements de caméra qui n’auraient pas été nécessaire de voir, comme lorsque que l’homme dédalle dans les couloirs sombres de sa maison. Pourtant, leurs utilisations ajoutent au rythme du film une nouvelle dimension. Je trouve aussi important de mentionner le fondu au noir ajouté au montage, en plein milieu d’une scène, lorsque la femme dit qu’elle va rester chez elle pour lire. Cette liberté s’inscrit bien dans le sens du montage non-traditionnel que Lynch utilise dans Lost Highway, mais n’aurait jamais pu s’inscrire dans le montage plus conventionnel de ses jeunes années, avec Elephant Man. (215 mots)
Dans le film L’homme éléphant, on peut apercevoir le genre de montage plutôt classique c’est-à-dire du champ contrechamp, qui est tout de même rythmé par le jeu des acteurs. David Lynch transforme bien le fait que se soit une histoire vécue dans une fiction. Je trouve que l’on sent bien l’intention du réalisateur à l’intérieur du film. Lynch a su nous faire ressentir l’émotion de tristesse par le montage et les techniques invisibles. Je crois que le fait d’utiliser l’imprégnation / détonation rend le spectateur captivé tout au long de l’histoire. Le spectateur apprécie le film et se rapproche donc du protagoniste. Tandis que dans Lost highway, Lynch utilise un rythme beaucoup plus lent; le jeu des acteurs, leur réactions et les travelings longs. Je pense que Lynch exploite plus son côté créatif face au montage et à la façon qu’il veut tenir le spectateur à l’écoute. Malgré la lenteur des répliques et des plans, il y a cette attention envers l’intrigue. Il prend donc une plus grande liberté dans ce film. (175mots)
En comparant ces deux œuvres, je constate que Lynch prend une certaine assurance avec Lost Highway et qu’effectivement on y retrouve une liberté de mise en scène et un style plus audacieux. Grâce à un montage classique plutôt invisible, la mise en scène d’ Elephant man reste humble, présentant les faits sans grands artifices. Chaque plan est travaillé de façon classique (champ contre-champ, plans rapprochés, plans d’ensemble, etc.) Ce choix de mise en scène et de montage vient peut être aussi du fait que l’histoire est une histoire vécue et non surréaliste, ce qui a peut être inciter Lynch à travailler son film de façon plus classique. Pour ce qui est de Lost Highway, la mise en scène, le travail des plans et le montage sont plus audacieux. Les plans et l’éclairage sont plus créatifs, moins basiques. On voit que Lynch a acquis une maturité et une expérience Bien que la mise en scène soit plus lente (dialogues lents), le film est plus dynamique qu’Elephant man.
Pour ma part, je trouve facilement discernable l’évolution de David Lynch à travers Elephant Man et Lost Highway. Entre ses deux longs métrages, la maturité est tangible. Je trouve que Elephant Man est beaucoup moins élaboré au niveau du montage, et ce sans doute, parce que c’est une de ses premières œuvres. Il est normal d’être moins audacieux au commencement. C’est pourquoi j’ai trouvé que Lynch a fait un montage assez basique sans trop d’audace. Il s’en est tenu à une forme ‘’général’’ de montage, en autre mots, principalement des fondus aditif ou bien au noir, un montage plus invisible. Par contre, il y a un élément dans son montage que j’ai bien apprécié; lorsqu’il met en évidence une image et/ou la montre en répétition. Par exemple, lorsqu’on voit le ‘’NO ENTRY’’ à l’entrée de la porte. Il ne se contente pas de montrer qu’un simple plan général, mais il insiste sur dessus. Cela crée une attente chez le spectateur, ça rajoute du suspense et nous sommes plus porter à écouter. Bref, cela capte littéralement notre attention. Pour ce qui est de Lost Highway, le montage est beaucoup moins conventionnel. Lynch a prit de la maturité, et ça se voit très bien. Nous sommes en présence d’un montage audacieux, lent et captivant. Il y a des longs plans, des longs travellings, mais cela reste ultra captivant et intéressant. Ça crée une attente chez le spectateur qui veut toujours en savoir d’avantage! (242 mots)
Je trouve Lost highway beaucoup plus dynamique au point de vue du montage comparativement à Elephant Man. Les coupures dans lost highway son plus subtile que dans Elephant Man et je crois que c’est surtout de la faute des fondus au noir et enchainé qui ponctuent Elephant Man d’une manière peu habituelle pour le cinéma de notre époque. Cela rend bien le style visuel du film par contre. Lost highway est a l’opposé selon moi car, les coupures son nette on essai de laisser le moins de traces possibles dans le passage d’un plan à un autre. Dans les deux films on peu aussi observer une différence au niveau des décors. Bien sur, l’époque à laquelle les deux histoires se déroulent sont bien différentes mais cela influence le jeux corporel et le mouvement des acteurs dans l’espace. Par exemple dans Lost Highway l’alternance de plan rapproché des acteurs et de l’espace vide et épuré de l’appartement crée des effets d’inquiétude ou de vide évident. Cela sert bien le film dans la mesure où nous voulons créer une angoisse chez le spectateur. Un autre effet de ce contraste est que les réactions des acteurs sont misent en évidence aussi. En tant que spectateur c’est ce que j’ai ressenti. Dans le dialogue on peu repérer le même motif. Les phrases sont chargées d’émotion mais ne sont pas d’une importance cruciale et les répliques sont espacées ce qui peut agacer quelques fois mais cela porte l’attention du spectateur sur un dialogue en apparence anodin. Dans Elephant Man on retrouve un peu la même structure de dialogue où l’on peut s’amuser avec le silence autant qu’avec les mots. Par exemple quand le docteur essaye de faire parler John et que celui-ci reste muet et qu’il n’exprime même pas ses réponses par sa gestuelle on porte une attention démesurée au moindre mouvement de celui-ci. Pour résumer, le montage d’ Elephant man est plus dialectique tandis que dans celui de Lost Highway le réalisateur s’efface pour laisser place au contraste entre vide et plein de son film. (341 mots)
Il me semble évident que Lost Highway possède une approche beaucoup plus sombre que Elephant Man pour ce qui attrait à la disposition de la luminosité. L’utilisation des ombres et des effets contre-jour y sont notamment pour quelque chose. En plus, le fait d’entrelacer des scènes en utilisant la technique du mouvement, comme nous pouvons le voir lorsque les deux personnages de Lost Highway se déplacent du salon à leur chambre après le visionnement de la cassette, nous démontre une belle fluidité au niveau du montage et surtout un bon suivi du rythme lent de l’histoire. D’autres éléments comme les aboiements du chien, les plans vides où le personnage fait son apparition et les regards des personnages vers le hors-champ nous maintiennent dans cette atmosphère. Par contre, à ce qui en est d’Elephant Man, les couleurs semblent être plus présentes et le récit s’adonne plus comme un divertissement, une pièce de théâtre montée de sorte à piquer notre curiosité mais sans toute fois nous laisser dans l’incohérence totale. Avec les superpositions des plans et les nombreux fondus d’enchainement au noir, nous pouvons en déduire que l’histoire peut nous révéler plus d’une signification. Contrairement à Lost Highway, il y a beaucoup de plans des visages afin de percevoir leurs émotions. Les travellings sont courants afin de bien comprendre ce que le personnage est capable de voir. Nous nous mettons alors à leur place et comprenons davantage leurs réactions vis-à-vis les événements. Ensuite, les nombreux zooms, les changements de foyer et les raccords de forme, par exemple la fumée sortant des cheminées et la boucane des fournaises, donnent une certaine lenteur à l’histoire ce qui facilite la compréhension.(276 mots)
Elephant man,1980 et Lost Highway, 1994 sont deux films réalisés par David Lynch. Le premier qui est une adaptation romancé d’une histoire vraie, est tourné et monté de façon classique, avec des mouvements de caméra lents, ce qui s’accorde bien avec l’histoire. Quand a Lost Highway, L’histoire étant complètement différente, et dans un autre style, les jeux de caméra et le montage sont beaucoup plus vifs, moins conventionnels, comme par exemple, la caméra n’est pas nécessairement centrée sur un personnage et elle les colle de très près pour renforcer le sentiment de malaise, puisqu’on ne peut pas voir autour. On peut ainsi voir un style complètement différend entre les deux films. L’un, Elephant man, a été tourné alors qu’il avait encore peu d’expérience et le second démontre qu’avec le temps il à raffiné ses techniques et développer son propre style. Deplus, le premier, est beaucoup moins sombre que Lost highway qui se rapporte au film noir, alors qu’éléphant man se rapprocherais plus du drame. Bref, la différence entre les deux films est très marquée probablement dû aux 14 ans d’écart entre les deux. (183 mots)
On observe clairement une évolution dans les choix de Lynch par rapport au montage à travers les 17 années qui séparent les parutions d’Elephant Man et de Lost Highway. Le montage est moins apparent dans Elephant Man. Les plans sont plus traditionnels. On y retrouve l’usuel champ/contrechamp et les plans d’ensemble. Peut-être que Lynch se préservait dans ses premiers films et que par après il a donné entière liberté à sa créativité. Dans Lost Highway, on remarque un montage particulièrement riche en gros plans et en très gros plans. Je souligne le plan de la bouche de la femme lorsqu’elle parle au téléphone. David Lynch utilise aussi beaucoup de raccords par le regard dans ce long-métrage. Le spectateur se lie donc automatiquement au personnage et vit plus facilement les émotions de celui-ci. Le montage invisible dans Elephant Man permet une narration plus fluide du récit pour le spectateur. La majorité des spectateurs préféreront possiblement Elephant Man à Lost Highway parce que la narration est moins lourde et donc la compréhension du récit plus facile. Dans Lost Highway, l’utilisation des éclairages est beaucoup plus maîtrisée. L’accent est une fois de plus mis sur le personnage et non sur son environnement. Dans son autre film, il n’y a pas plus d’emphase sur un personnage ou un autre ou sur le décor. On raconte l’histoire de John Merrick, mais aussi des personnages ayant un lien avec lui. (234 mots)
Nous pouvons effectivement remarquer une différence de l’esthétique, au niveau du montage, entre The Elephant Man et Lost Highway. Un changement qui témoigne peut-être de l’évolution idéologique ou philosophique du réalisateur David Lynch. Du point vue du montage : The Elephant Man est beaucoup plus construit de façon à raconter une histoire : Mouvement caméra doux, champ et contre champ, quelques travellings, des plans d’ensembles et parfois des gros plans pour aller chercher les émotions des acteurs. Tout cela pour ne pas brusquer les spectateurs, ce qui est selon moi la sensation recherchée par celui-ci, car il veut qu’on rentre dans l’histoire et qu’on adhère à son point de vue qui se veut humanitaire. Tandis que dans Lost Highway l’esthétique est élaborée différemment. Il est amené de façon à ce que les spectateurs se questionnent et créeront un sentiment d’angoisse à ceux-ci. Alors que dans The Elephant Man le réalisateur utilise le fondu au noir pour passer d’une scène à l’autre pour ne pas brusquer les spectateurs, dans Lost Highway les changements de scène sont brusque et sans attente. Même les mouvements de caméra sont aussi plus rapide se qui nous frappe comme d’ailleurs le générique du début où les noms viennent frappés la vitre de l’auto. En bref, les effets recherchés entre les deux films sont différents dans The Elephant Man le réalisateur veut qu’on est pitié de l’homme éléphant, tandis que dans Lost Highway il veut qu’on doute des informations qui nous sont transmise même du personnage principal et dans les deux cas il réussie juste par la façon qu’il nous présente l’histoire.
Contrairement à Elephant Man, David Lynch s’est donné à fond dans sa créativité et sa liberté dans Lost Highway. Surtout à la fin, lorsqu’ils sont au théâtre, j’ai bien aimé la superposition d’images. Cela nous donnait deux prises de vues différentes. On pouvait voir l’action que John regardait et simultanément sa réaction face à cet événement en question. Je trouve ça bien, car nous avons deux fois plus d’informations et de contenu, mais sans nécessairement que le film dure plus longtemps. Je trouve que ça rajoute de l’originalité et du dynamisme au montage. (94 mots)
Que dégagez-vous des différents changements esthétiques survenus entre L’homme éléphant et Lost highway, du point de vue du montage (restreint et plus large)?
J’ai d’abord remarqué que Lynch prend position pour L’homme éléphant lors du montage de ce film. En effet, il réussit à convaincre le spectateur de ce ranger au côté de John plutôt que celui des mauvaises personnes qui abusent de John. À l’aide du montage dialectique puissant utilisé par Lynch, il montre qu’il appuie John Merrick dans son combat contre la peur de l’inconnue. David Lynch est donc représenté par le docteur Treves. Au contraire, dans Lost highway, (encore une fois après 15 minutes de visionnement) on sent que Lynch ne prend pas position pour aucun personnage et laisse plutôt le spectateur faire ces propres déductions face à l’intrigue du film. Avec un montage serré il capte l’attention du spectateur et l’oblige à suivre le récit de manière à ce faire lui même une idée de qui sont les bons et les méchants. Cette technique est très efficace pour créer une attente chez l’auditoire.
L’univers des deux films est semblable par moment, tournant autour du surréalisme. Il est toutefois présenté de façons bien différentes. En général Lynch est un des rares réalisateurs qui se permettent ce qu’ils veulent ou presque dans leurs films. Entre The Elephant man et Lost Highway, les techniques de David Lynch ont changés, elles ont évoluées pour devenir plus personnelles et artistiques. Il a délaissé les techniques narratives plus traditionnelles pour des techniques un peu moins orthodoxes.
Quand Lynch a réalisé le film documentaire sur la vie de John Merrick, il était encore un jeune réalisateur et il cherchait probablement son propre style. Il est allé avec un style de montage plutôt conservateur. Il prenait d’ailleurs déjà un gros risque en entreprenant la production de ce film puisque son succès reposait presque entièrement sur la performance de John Hurt et la crédibilité du costume qu’il portait. C’est d’ailleurs majoritairement à cause du costume qu’ils ont pris la décision de tourner le film en noir et blanc au lieu de le tourner en couleur. Pour que le couleur ne vienne pas influencer la crédibilité du costume. Le montage est surtout invisible. On essaye de le faire disparaître le plus possible pour laisser la place à la partit émotive de l’histoire. Cependant, à certains moments Lynch se permet quelques petits écarts, principalement durant les moments où le rêve se mélange à la réalité. The Elephant man était un film beaucoup plus rigide. Le montage se basait d’ailleurs sur plusieurs principes établis du temps. Il est plus conventionnel. On retrouve des scènes de dialogues en champ/contrechamp, des «reaction shots», des plans tailles, peu de mouvements de caméra.
Pour ce qui est de Lost Highway, on est loin de la réalité. Lynch ne fait plus que relater des faits, il nous fait entrer dans un monde tout autre que le nôtre. La séquence que nous avons vue n’est pas tout à fait représentative du film en entier. Comme plusieurs ont dit, le montage est beaucoup plus dynamique dans Lost Highway. Il utilise beaucoup plus de mouvements de caméra que dans The Elephant man. En général, Lost Highway est beaucoup plus artistique dans la façon dont les images sont présentées, dans la façon dont l’histoire est racontée, plus créatif au niveau narratif. Il ne faut pas prendre chaque information au pied de la lettre mais plutôt trouver la signification cachée. Lynch se laisse plus de liberté et travail plus le côté artistique de son film. Il ne se contente plus seulement de conter une histoire par des faits et des actions. Il essaye de produire des effets émotionnels sur les spectateurs avec des plans plus sombres qui s’enchainent beaucoup plus rapidement. Nous sommes aussi beaucoup plus près des personnages que dans The Elephant man. Nous entrons dans la tête et dans les émotions des personnages. Lynch donne très peu d’informations à ses spectateurs dan Lost Highway. Il nous laisse déduire ce qui se passe(ou presque) dans son film. Lynch lui-même ne cherche pas de signification à ses films, je crois qu’il se contente de faire ce qu’il a en tête et il laisse aux autres le travail de trouver les significations. Entre The Elephant Man et Lost Highway, Lynch a probablement pris plus de confiance en ses réalisations.
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