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Qu'est-ce Peter Greenaway penserait de ce film?
Est-ce que ce film peut être vu comme une métaphore? Si oui, pouvez-vous la développer?
mardi 5 mai 2009
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Blog-examen où les étudiants font la synthèse de ce qu'ils ont appris dans le cadre de leur cours Montage numérique: étude et pratique, en comparant 2 films projetés dans la salle de cinéma du Cégep de Lévis-Lauzon.
29 commentaires:
Je crois que c'est de l'art pour la simple et bonne raison que l'histoire est complexe, parfois quelque peu mélangeante, tout comme une oeuvre d'art peut l'être. En gros, l'histoire est un tableau et les personnages ne sont qu'une couleur qui permet d'obtenir un résultat surprenant.
L'art...c'est plutôt subjectif comme concept. Je crois personnellement que le fait que l'histoire soit complexe ne rend pas forcément le film "artistique". Selon moi il s'agit plus d'un divertissement qu’autre chose.
Ocean’s Thirteen
Alors que son ami et mentor, ReubenTishkoff, a été trahi en affaires par le magnat des casinos Willy Bank, Danny Ocean convoque sa bande afin d'infliger à Bank une punition digne de ce nom. Tous les moyens seront bons pour faire sauter "le Bank" : truquer les dés en remontant jusqu'à leur usine de fabrication, truquer les machines à sous et les billes, ruiner le séjour à l'hôtel de la personne chargée de le noter, voler a Willy Bank ce qu'il a de plus cher (ses colliers à cinq diamants, qui permettent d'évaluer la qualité de l'hôtel casino "le Bank"), s'acheter les faveurs des flambeurs et même provoquer un tremblement de terre !
Ce film est tout simplement génial, même si on comprend presque rien au jargon ou à la manière dont on peut monter un coup pareil, mais c’est sûrement parce qu’on est pas des criminels. Un montage dynamique, c’est la clé de ce film. Une scène n’attend pas l’autre et tout s’enchaîne à al perfection. Le rythme rapide du montage permet deux choses selon moi : 1- Ne pas perdre le fil de l’histoire même si parfois on voit des éléments non- essentiels à l’histoire du coup en tant que tel. 2- L’intensité de l’action est toujours à son comble. On remarque également que le réalisateur à fait des recherches sur le domaine de l’arnaque, selon moi beaucoup trop de réalisateur font des films sur des sujets dont ils ne connaissent rien, c’est agréable de regarder un film quand il y a de la structure et de la logique. Cela rend le visionnent plus agréable encore et quand on le combine avec un montage aussi efficace, on a une expérience cinématographique géniale.
Également la composition des plans est bien mises en valeurs par le montage. L’utilisation à plusieurs reprises de la caméra à l’épaule rajoute du dynamisme sur l’échelle des plans. Au moins elle n’est pas utilisé de façon excessive, ce qui nous évite un mal de cœur intempestif. En terminant, je dirais que Steven Soderbergh à réussi à allier l’originalité et les techniques traditionnelles pour réaliser un film qui restera longtemps dans la bibliothèque de tout cinéphile.
L'art est quelque chose de vague à mon avis. Plusieurs sortes d'art existent...ont peux même faire de l'art avec du sang de menstruation...ok je vais peut-être loin mais oui pour ceux qui ce le demande, cela existe belle et bien. Alors ici nous parlons d'un film, le 7e art...est-ce qu'un film est de l'art?? certainement...mais est-ce qu'un film sois moins pencher côté artistique? la réponse est oui! Ocean 13 est quand même un bon film, dificile d'entrer complètement dans ce film, mais reste tout de même de l'art.
Sur la question de l’Art, je crois qu’il est juste d’affirmer que c’est là un produit artistique. Il m’est personnellement difficile d’affirmer qu’une œuvre de divertissement se devrait d’être exclue de la catégorie « Art ». C’est un film monté avec complexité, où les événements s’enchaînent de façon parallèle et qui captivent jusqu’à la fin. Le montage ne possède pas une linéarité continue, mais parvient à nous garder situé dans le temps et l’espace de façon invisible. Je crois qu’il y a un travail artistique simplement dans cela, dans la compréhension assez profonde du spectateur pour savoir comment présenter une œuvre autre que dans la linéarité.
Comme Alexandre a dit, la clé du film c'est le rythme. Oui, il est rapide mais seulement lorsque le plan est vraiment bâti. Le film prend de la vitesse mais ralenti lors de problèmes d'exécutions du plan. Le rythme est la clé et permet une compréhension précise et une suite dans les idées bien précise.
Ocean’s Thirteen est un film intéressant par son aspect spectaculaire. Je crois que c’est de l’art, même si le but principal de ce film semble être de divertir. Par moments, on oublie le montage transparent pour tomber dans le spectaculaire, le « tape-à-l’œil ». Les couleurs sont presque toujours extrêmement vives, saturées, et on voit qu’il y a eu une certaine recherche au niveau de la mise en scène et de la composition de l’image. Cependant, cette recherche n’est pas constante. Par moments, on a l’impression que le réalisateur et le directeur photo ont travaillé extrêmement fort sur un plan, et qu’ils en ont presque oublié le suivant. Cela dit, pour moi, toute représentation audio-visuelle, quelle qu’elle soit, est une certaine forme d’art (pas nécessairement une forme d’art que j’aime, mais…). En comparaison, je dirais qu’un dessin d’enfant de 4 ans est une forme d’art, au même titre qu’un tableau de Picasso. Par contre, il y a des films qui font une recherche esthétique plus poussée que d’autres, et je ne crois pas que ce soit le cas de Ocean’s 13. Je n’ai pas vu le film comme une métaphore –plus comme la suite de deux autres films-, cependant je suis ouvert à réfléchir par rapport à vos opinions là-dessus.
Et question rythme, je crois que l'utilisation d'écran multiple vient encore plus appuyer l'intensité rythmique que l'on veut montrer dans le film. Que tout se déroule si vite, et au même moment, qu'un seul écran ne suffit plus. On se doit de regarder partout, on se sent au milieu de l'action.
Je suis d'accord que le cinéma est de l'art, peu importe le film. Ocean 13 n'y fait donc pas exception mais certains films sont fait dans le but de divertir plus qu'autre chose. Ils sont fait pour plaire à un maximum de gens et donc pour faire un maximum d'argent. Je crois que c'est le cas de Ocean 13.
De l’art, je ne sais pas à quel point le film est une œuvre d’art en soi. Mais il y a certainement plusieurs séquences où la recherche artistique est très poussée. Je pense à la séquence où Matt Damon marche dans la rue et la caméra le suit. L’esthétique de cette scène, ses couleurs et sa vitesse me font croire qu’il y a eu une grande recherche artistique. Je pense aussi à la séquence des écrans multiples qui permet de composer l’écran de façon très dynamique. Mais de toute façon, qu’est-ce que l’art ?
En accord avec stephanie, je crois que le film Ocean 13 est en effet de l'art. Oui, il est de l'art par sa complexité mais aussi par l'imense travail que le tournage et le montage sont pour avoir donner un film d'une rareté, selon moi. Car celui-ci se démarque des plans hors de l'ordinaire, suivant l'action, mais aussi des plans fixes, des gros plans, des plans d'ensemble... Il y a même quelque plans à l'épaule dont la caméra bouge beaucoup. Ce mélange de plusieurs plans différents amènes selon moi le réaliste de l'histoire et mène le spectateur à embarquer dans l'histoire sans décrocher.
De plus, il y a un montage particulier ou l'on peut voir la superposition de plusieurs plans différents qui montre plusieurs action en même temps et qui fait accéléré le temps.
Il y a aussi une technique que nous avons vue dans le cours; le montage à écrans multiples. Dans ses scènes, l'utilisation de cette technique montre plusieurs visions d'une même action ou de plusieurs, ce qui amène et «prouve» en quelque sorte le réalisme du film comme de quoi où le spectateur se fait prouver que l'action qui se déroule devant lui ne se passe pas seulement devant une caméra mais dans un monde, dans l'histoire. De plus, cela peut amener la complexité de l'histoire et mélanger en peu le spectateur. À mon avis, ce but était visé par le réalisateur.
Donc, ce n'est pas seulement la complexité de ce film qui en fait de l'art mais plutôt l'utilisation de plusieurs techniques mélangées ainsi que l'esprit de création des gens derrière ce film.
Les écrans multiples, surtout lors de la grand soirée d'ouverture, amène encore plus de rythme au film. L’action se déroule vite et en utilisant les écrans multiples, cela permet au spectateur de voir plus d’une chose à la fois. On passe de 2 à 4 écrans pendant un bon moment avant de revenir à une seule image. Cela évite les longueurs, de montrer plusieurs fois la même chose une à la suite de l’autre.
En ce qui concerne le rythme il y a aussi la présence quasi constante de musique en background. Cela aide à garder le rythme régulier dans les moments plus faible niveau action.
oui j'avais oublié les plans. comme le dit si bien JP, plusieurs plans sont très "looker" qui donne un aspect vraiment intéressant au film. D'autre scène par contre semble métiger par le réalisateur...est-ce vraiment ce que le réalisateur pour une X raison? On pourait bien se poser cette question!. Moi aussi j'ai trouver que le film avait ces hauts et ses bas. Mais côté histoire...absolument génial de voir comment ils s'y prennent pour ruiner le casino! Un enfant de 4 ans dessine mieux que moi, alors j'ai rien n'a dire sur ce sujet.
Je crois que Fabienne apporte un bon point, où simplement les quelques bons mots, qui viennent appuyer un certain travail artistique. "L'esprit de création". Le film surprend quand aux moyens utilisés pour contrer la machine infernale des casinos, et il garde le spectateur en constant désir de savoir quels moyens ils utiliseront pour parvenir à leurs fins, ou de contourner les nouveaux obstacles. Il y a eut une grande recherche quant à l'escroquerie, et un approfondissement créatif un coup à l'écran.
Pour les écrans multiples, c’est vrai que c’est une scène assez dynamique, et encore une fois spectaculaire. Mais je n’ai pas accroché, car pour moi, il n’y avait aucun sens à l’utilisation des écrans multiples, donc aucune raison de les mettre là. Peut-être que je me fourre complètement et qu’il y avait une symbolique particulière, mais si c’est le cas, je n’ai pas saisi du tout, et l’idéal serait justement qu’on comprenne du premier coup, ou au moins à la deuxième écoute … mais c’est la 5e fois que j’écoute Ocean’s 13 et je n’ai toujours pas compris. Malheureusement, c’est très possible que ce soit moi qui n’est pas assez brillant ou ouvert d’esprit pour comprendre. :D
tout le monde parle de la fameuse scène des écrans multiples...moi aussi je cherche encore le pourquoi de l'utilisation des écrans...certes, cela fait super beau dans le film, mais je crois que ce n'est pas une nécessité. Une symbolique particuliaire ou seulement esthétique?
Je suis d'accord avec simon. Personnellement, je ne vois pas vraiment l'utilité des écrans multiples. Oui c'est très beau visuellement et très fluide mais est-ce réellement nécessaire et utile? peut-être est-ce seulement utilisé dans le but d'ajouter un peu "d'art" au film.
Je considère le film Ocean’s Thirteen comme de l’art même si c’est un bon divertissement. Pas à cause de la complexité du scénario, car n’importe qu’elle film peut avoir un scénario complexe, mais plutôt pour tout ce qu’est l’œuvre en général.
Steven Soderbergh utilise plusieurs effets;
-La surimpression est utilisé de temps en temps, pour montrer les conséquences de l’actions d’un personnages, ou encore, pour montrer plusieurs actions en même temps, d’un même personnages.
Par exemple, dans la scène de la chambre 1706, lorsque Rusty et Danny trafique la chambre. On les voit asperger le lit d’un certain produit, mais en surimpression, on voit les couvertures, les serviettes,,,
-Une chose que j’ai aimé du film sont les transitions. Je trouve qu’elles sont réussis, et bien placés.
Exemple, lorsque nous voyons à travers la fenêtre de l’avion. ¸
Mais ceux que j’aime le plus, sont les titres. Je ne peux pas dire pourquoi, mais j’aimais ça.
(exemple : The Grand Opening).
-Au début du film, il y a quelques passages dans le temps. Pour bien nous situer, Soderbergh met des sous-titres.
-Autre chose que j’ai apprécié, c’est l’écrans multiples. Utilisé pour montrer les actions, en même temps, de plusieurs personnages (exemple, dans le casino, lorsque chacun fait leurs actions).
Un autre art est représenté dans le film; l’art du vol. Selon moi, le film en tant que tel n’est pas un art, mais ce qui est représenté l’est. Ce que je veux dire, c’est que les techniques employés dans le films sont, dans la plupart du temps, de vrais techniques utilisés par des pros, ou du moins, des idées que les as de l’arnaque pourraient faire.
L’art de l’arnaque n’est pas une mince affaire, et a été élaboré depuis des siècles. Bien que la technologie essaie de les contrer, rien ne peut empêcher l’imagination de l’homme.
Une dernière chose, l’œuvre en général est très bien. J’ai toujours considéré l’humour comme un art, car il divertit le public, et doit, en général être réfléchie. C’est ce que je remarque dans Ocean’s Thirteen. Bien qu’il y a plusieurs blagues ‘’faciles’’, l’humour est bien placé, et sans pour autant être une comédie, l’humour allège le film.
À part l’humour, la distribution des acteurs est excellentes. Tous les personnages sont très bien joué par les acteurs/actrices. On ne peut pas nier que l’acting ne peu pas être considéré comme un art, surtout que peu de personnes ont le talent de bien interprété un rôle.
Pour conclure, Ocean’s Thirteen doit être considéré comme un art, autant par ses côtés techniques, que sa représentation du larcin et par son œuvre en général.
Alex Duval
Oui, Alex nous à soulever un point...L'art du vol et de l'arnaque. Excellente mise en scène pour arriver au vol quasi impossible des diamants. Si le film n’est pas considérer comme de l’art, alors son contenue était vraiment de l’art plus sinistre disons.
Moi aussi je suis d’accord avec toi mon Dan. Le film est beau et bien bouclé. Les jeu des acteurs prédomine sur tout le reste.
Les techniques de montages utilisés sont très diversifiés. À quelque rares moments les transitions sont sobres et épurées. Alors que la plupart du temps elles sont volontairement cliché et extra-conventionnel. Elle me rappel les transitions des années 80. Les fondus enchaînés sont utilisés en abondances et pas nécessairement justifiés. Les écrans multiples ne rendraient pas Greenaway très joyeux car effectivement max ils ne dépassent pas le simple état de simultanéité et sont trop souvent sans justification. Mais qui sui-je pour jugé de ce que Sodenberg croit de l’art.
Le film Ocean 13 est un film américain à gros budget. Les films américains sont spectaculaires parce qu’ils on des moyens extraordinaires. Les moyens si impressionnants mène le spectateur à un état d’appréciation près de l’émotion. Le but de l’art est, en général, de sucité un état d’âme ou une réaction qui se rapproche le plus possible de l’émotion. En ce sens on peut qualifier ce film d’artistique mais la plupart des pubs me font réagir; sont-elles nécessairement artistique ?
Anonyme = Hugo
La surimpression a été utilisé à la fin lors des feux d'artifice. On voyait les personnages et les feux d'artifices par-dessus. Les personnes défilaient un après l'autre pendant que les feux d'artifices éclataient dans le ciel.
À quelques reprises aussi, l'image changeait de côté. Elle se retournait afin de laisser place à autre chose. Je ne sais aps comment cela s'appelle, mais j'ai bien aimée l'utilisation de cet effet.
Dans Ocean 13, contrairement au film Le Pianiste, on laisse de côté la subjectivité. Les mouvements de caméra font en sorte de diriger les spectateurs vers un point précis d’un plan pour attirer l’attention sur certains éléments. On peut prendre exemple sur la scène où Brad Pitt met du produit sur les draps de la chambre d’hôtel, au moment où il sort de la chambre, la caméra fait un zoom sur le numéro 1706 de la porte et par la suite, quand l’examinateur entre dans la chambre il y a le même zoom sur le numéro. On joue beaucoup avec le focus pour mettre en avant les éléments importants, on est concentré seulement sur l’avant plan et non sur ce qu’il se trouve autour. L’utilisation des écrans multiples permet d’intensifier le rythme de l’action. On se sent un peu perdu en essayant de tout regarder mais le fait de voir l’action de presque tous les personnages en même temps est une bonne idée. Concernant la musique, quand il y a des dialogues, elle est presque toujours absente, ceci permet aux spectateurs de ne pas manquer un mot ou de ne pas se laisser distraire parce que l’histoire est assez complexe dans son ensemble. En parlant de ça, le scénario m’a impressionné parce qu’écrire une histoire sur un vol et de le faire paraître réaliste, c’est loin d’être une tâche facile. Le travail de recherche a du être assez ardu pour justement qu’on soit toujours embarqué dans le film. Ocean 13 peut être considéré comme de l’art(on est « bluffé » par les belles couleurs ou par certains plans intéressants), mais on s’entend pour dire qu’il ne révolutionne rien dans le monde du cinéma. Par contre, il remplit bien son rôle sur le plan du divertissement. On s’amuse en le regardant, on rit bref on a du plaisir mais rien ne sort vraiment de l’ordinaire à part le scénario qui fait changement des films qui sortent ces temps-ci.
Le lien avec Greenaway est très intéressant je crois. Lors de l'ouverture officielle du casino dans Ocean 13, il y a plusieurs minutes d'écrans multiples qui m'ont beaucoup fait penser à Greenaway avec "The pillow book". Des écrans multiples distincts, qui nous montre plusieurs perspectives d'un même plan ou plusieurs plans d'une même action ou plutôt plusieurs actions différentes en même temps pour nous permettre de comprendre toute l'histoire sans enchaînement de plans. De plus,j'ai vu plusieurs ressemblance entre Greenaway et Soderbergh pour ce qui est des fondus fréquentes, mais pas comme transitions, plutôt pour accélérer le rythme, pour nous bourrer d'information qu'on voit tous les plans en même temps pour pouvoir passer à autre chose. Finalement, j,ai remarqué la ressemblacne dans les mouvements de caméra: dans Ocean 13, à plusieurs reprises au lieu de changer d'un plan général à un plan plus rapproché, il y avait un léger travelling avant lent pour aller mettre l'emphase sur une émotions d'un personnage ou sur ce qu'il allait dire. Dans The pilow book de Greenaway, il y a aussi plusierus travelling, cette fois arrière pour suivre les personnages dans leurs mouvement alors que d'autre reste fixe et pour empêcher le jump cut il y a un travaelling arrie`re pour suivre l'action.
Pour ce qui est de l'art, je crois personnellement que Ocean 13 est une forme d'art puisqu'il se disctingue dans sa manière de présenter chancun des plans et qu'ils sont selon moi tous pensés et tous sensés. Par exemple lorsque Brad Pitt et George Cloney vont faire le "ménage" de la chambre 1706, il y a un enchaînement d'une tonne de plans, fonu après fondu. je crois que^ça été réussit avec briot et que nous comprenons bien ce qu'ils viennent de faire. Les plans le démontre à merveille et les fondus sont justifiés.
Par rapport avec ce que Mick a dit, sur la subjectivité du film, je ne suis pas en accord. J'ai trouvé que comme dans le pianiste, la faible profondeur de champ et la direction du regard du téléspectateur était très utilisée. Ce n'était pas un film pour nous laisser le libre choix de quoi en penser ou quoi regarder. Comme Mick a dit, le mouvement jusqu'au 1706 de la porte est un très bon exemple, Soderbergh voulais qu'on compprenne qu'ils avaient trafiqués la chambre.
De l'art, je ne sais pas, mais considérant que le film est une forme d’art et que Steven Soderbergh tend vers une image et un montage d’une beauté et d’un esthétique étonnant, oui je crois que Ocean’s 13 possède une valeur artistique importante. Pour ce qui est de la question de ce qu’en pense Greenaway, je crois qu’il dirait de ce film que c’est un bon début vers un nouveau cinéma de par ses multiples techniques de montages, mais qu’il est encore beaucoup trop encrée dans la narration linéaire.
Premièrement, je crois que Peter Greenaway n’aimerait pas nécessairement Ocean’s Thirteen ; il ne contenait qu’une seule scène avec des écrans multiples, celle-ci ne représentant même pas une certaine énigme intellectuelle à résoudre. On a tout cuit dans le bec, on reste assis là et on regarde, sans même se poser une seule question à part : « Pourquoi avoir choisi un casting aussi populaire? » Ce n’est probablement pas ce que M. Greenaway qualifierait de cinéma interactif. Voici un pur cinéma de divertissement où on peut oublier son cerveau à la maison sans avoir peur de ne pas comprendre le film…
L’ambiance est surchargée, autant dans l’ambiance musicale que dans les dialogues. Quand personne ne parle, on nous balance une jolie musique entraînante pour être certain qu’on n’a pas perdu notre attention… Le plus long plan du film, celui où les neuf complices parlent devant la maison de Reuben m’a toutefois impressionnée. Les trois hommes principaux du groupe étaient mis en évidence : Matt Damon (Linus) au bout à gauche, vêtu de noir sur fond clair, Brad Pitt (Rusty) en pantalons blancs et George Clooney (Danny) en chemise blanche sur fond sombre. Quelle recherche esthétique! Je lève mon chapeau au réalisateur Steven Soderbergh! Est-ce que ce film est de l’art ? Je crois que non. Certains d’entre nous ont peut-être oublié ce qu’est l’art, et je ne crois pas que c’est ce qu’on nous joue en boucle à la télévision. Certains protesteront en disant : « Regarde le casting qu’il a réussi à avoir pour faire son film ! En plus, il a plusieurs nominations… » Peut-être, je l’accorde. Aujourd’hui, avec nos 15 minutes de gloire respectives, n’importe qui peut s’improviser artiste… en ayant malheureusement oublié la dimension intellectuelle de la chose. L’art est supposé faire évoluer la pensée individuelle et collective, alors je vous mets au défi de me montrer l’évolution que ce film apporte…
Pour en revenir à la mise en scène, les scènes tournées à l’épaule m’ont particulièrement fait rire, surtout celle où Matt Damon (Linus) dit qu’il croit être suivi… j’y croyais presque. Le fabuleux cinéma hollywoodien en transparence a ici perdu quelques plumes…! Les mythes fondateurs qui n’étaient pas utilisés dans le film étaient très peu nombreux ; ils y étaient presque tous. La quantité de dialogues m’a vraiment étonnée, surtout prononcés par des hommes…! Hollywood me fait rire. Les réalisateurs ont peur de perdre l’attention de leurs spectateurs : ils les enterrent alors sous une masse épaisse de dialogues inutiles et de musique trop entraînante et d’effets spéciaux à n’en plus finir (quoique ce film-là n’était pas trop pire avec ses effets spéciaux)… Quand on n’a pas de message essentiel à passer, ça passe toujours mieux enrobé d’un million de pacotilles! Et les spectateurs applaudissent, la bouche ouverte, les yeux dans la graisse de beans…
Pour conclure, je ne crois pas que le film représentait une quelconque métaphore, les principales valeurs d’une vie rêvée d’Américain étaient clairement illustrés du début à la fin : argent, argent, argent, et 15 minutes de gloire…
Je me suis peut-être mal exprimé concernant la subjectivité mais je voulais dire qu'on se sent moins dans la peau des personnages que dans le pianiste.
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