mardi 5 mai 2009

Pourquoi O13 après Le pianiste?

C'est une bonne question et une partie de la réponse dépend beaucoup de la fimographie de Soderdergh, de son contexte de production. Mais la réponse peut s'étendre dans plusieurs directions notamment sur un plan strictement de montage. Pouvez-vous développer cet aspect

3 commentaires:

Stépahne Blais a dit…

Si le film de Polanski est très sobre en effets spéciaux, avec une mise en scène qui nous présentes des images si réalistes qu’elles semblent toutes droit sortie de la mémoire du réalisateur, le film de Soderbergh est éclatant en action et en effet spéciaux et visuels, qui laisse place à l’imagination et au talent artistique, du réalisateur. Roman Polanski, présente un montage simple et fluide, qui nous amène littéralement dans la Pologne de son enfance et nous présentes les évènements qui s’y sont produits. Mais Steven Soderbergh, lui, nous fait le don d’un film de complot irréaliste, empli d’intrigue, de trahison, de décor spectaculaires et d’effets spéciaux à la fine pointe. D’une part un film spectaculaire qui s’imprègne de force dans nos mémoires par le scintillement et l’éclat de ses images, ainsi que des dialogues à l’emporte pièces; de l’autre, un film froid, dur, vrai, qui ne s’impose pas, mais qui nous entraîne graduellement dans l’Histoire. Leurs choix d’en faire ou non des film de cascades et de feux d’artifices, ou de plutôt mettre l’emphase sur l’intensité émotionnelle des scènes de tueries gratuites et d’actes de guerres, donne une force différentes au message inhérent à la nature des deux films.

Alex Duval a dit…

Et bien, simplement parce que c'est 2 types de montage totalement différent.
Palanski démontre une dure réalité, aucune humour, sobre...
C'est un montage simple, avec des mouvements de caméra peu complexe (le plus complexe est probablement la caméra épaule).

Alors que Soderbergh utilise un montage plus dynamique, le film est plus coloré, plus d'humour!
Il utilise plusieurs plans de caméras, avec la grue et etc...

Anonyme a dit…

En fait, toi seul pourrait nous le dire mais bon, un mot qui me saute à l'esprit est ''contraste''.

Dans O13, tout est clinquant, tout pète. Tout d'abord les lieux; un casino à Las Vegas... Peut-on faire plus éclatant et plus fake à la fois ? Le visuel est jaune,doré, rouge, les couleurs sont brutes. Pour ce qui est du montage, énormément de gros plans sur des visages et des objets, énormément de plans tout court. Ça va vite, la caméra passe d'un sujet à un autre, fait des allez-retour. Tout au long, on reste conscient qu'on se trouve dans un film de divertissement. Les chiffres qui apparaissent au dessus des têtes des joueurs au casino, aident à nous le rappeller. De plus tout est gros immense, impossible,(pensez au gros truc qui fait un tremblement de terre sous le casino- activé par deux...on ne sais pas trop leur qualifications..disons polyvalents personnages- qui sont en fait le duo comique et un peu stupide de la bande) c'est en fait du n'importe quoi comment il s'en sortent mais on s'en fiche un peu, on accepte, on aime et on les trouve ingénieux. Dans un film comme O13,il faut accepter de ne pas réfléchir.
Pour ce qui est des acteurs, ce qui fait l'une des forces d'O13 c'est cette équipe d'acteurs, qui selon moi justifie les suites du premier. On aime Dany Ocean et sa bande, ils sont beaux, ingénieux, et s'en sortent toujours bien. Tellement héro américain!(À noter, la scène finale ou le beau Pitt fait un robin des bois de lui même en faisant gagner le perso mouton noir du film )
C'est un vrai film américain.

Si on compare avec le pianiste, tout est contraire.

Ce film est basé sur des faits historiques. Le montage est fait pour qu'on s'imprègne dans le film et qu'on suive avec émotion le parcours du personnage, qui est seul, pas particulièrement beau,et peu reluisant d'extérieur. C'est un film beaucoup plus émotif. L'histoire reste sensée, (malgré le non sens de l'holocauste mais puisque justement la partie la plus irréelle de ce film est basé sur la réalité cela nous permet d'accepter ce que la fiction à peut-être un peu poussé)on croit au personnage et on peut même venir à se demander si cette histoire en est une vécue.

Je ne pourrais pas me poser la même question pour 013.

Marie