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Blog-examen où les étudiants font la synthèse de ce qu'ils ont appris dans le cadre de leur cours Montage numérique: étude et pratique, en comparant 2 films projetés dans la salle de cinéma du Cégep de Lévis-Lauzon.
6 commentaires:
Je crois personnellement que le film ne nous est pas offert selon le barème commun du cinéma bourgeois. On se laisse facilement emporter par le montage invisible, mais parle-t-on vraiment ici d’un film de divertissement? Je crois qu’il est clair pour tous qu’il y a un caractère dénonciateur au travers du tout, et qu’il ira même jusqu’à couper le montage invisible, par endroit, pour nous offrir des plans qui brisent cette ligne et qui ne font que choquer l’œil.
Je pense particulièrement à deux plans que l’on prend en grand ensemble sur le « camp des réfugiés ». Du même angle, de la même grandeur, mais on retrouve le deuxième complètement vide de tous les juifs qui y étaient plus tôt, suite au passage du train. Seules leurs nombreuses valises traînent au sol. Le montage est ainsi mis en évidence vu la similarité frappante des deux plans, mais, le deuxième étant carrément vide, on y rappelle ainsi la brutalité des événements qui venaient de s’y passer.
Comme le disait Maxime, je ne crois pas non plus que ce film puisse être considéré comme un film bourgeois. Car il n’y a pas cette légèreté qui est souvent présente dans ce genre de film. C’est un film qui raconte l’histoire, qui n’est pas si loin de nous qu’on le croit. Je ne me suis pas amusée pendant ce film. Je n’ai pas ri pendant le film. Il n’y avait rien de divertissant mais plutôt un récit historique choquant, raconté d’une façon à nous faire entrer dans l’histoire, d’avoir l’impression d’être sois le persécuteur ou alors le persécuté. La réalité du récit vient contredire les bases des films bourgeois habituels.
Je suis entièrement d'accord avec Maxime. Le mot Bourgeois peut être employé selon divers sens. Il ne s'agit pas de cinéma bourgeois comme on peut en voir à hollywood. Il ne s'agit pas d'un film qui se veut divertissant. C’est plutôt un film dur qui veut choquer afin que le spectateur réalise l'ampleur de la brutalité des évènements dans l'histoire. D’ailleurs, Polanski essaye de nous diriger pour ne pas déroger du point de vue qu'il essaye d'imposer. Par exemple, lorsque Szpilman est couché dans la rue et qu'il fait semblant d'être mort, les allemands sont flou à l'arrière pour que nous gardions bien l'attention sur la terreur du personnage. Un autre élément qui diffère du cinéma bourgeois habituel, il n'y a quasiment pas de musique à l'exception de la musique qui se passe dans le film.
Je suis d'accord avec le point de vue de Stéphanie. Il n'y a rien de drôle dans ce film. C'est un fait historique raconté, qui est choquant, autant par le son, l'image. Je trouve que Maxime a une très bonne façon de voir le film.
Le film sert seulement à démontrer les diffcultés que Spilzman à vécu dans sa vie.
C'est aussi une façon de voir l'atrocité des allemands sur les juifs lors de la 2e guerre mondial. Les films qui réfléte ce massacre sont rare, contrairement aux films de guerre.
Roman Polansky a utilisé un montage invisible, pour que le spectateur reste dans l'histoire, et qu'il puisse vivre des émotions fortes lors des scènes plus ''difficile''.
Alex Duval
Ici, je vais me faire l'avocate du diable. Le cinéma bourgeois n'est pas nécessairement un cinéma de divertissement. Le pianiste est monté de façon bourgeoise, c’est à dire en suivant des lignes classiques qui sont là pour nous faire entrer dans l’histoire, s’attacher aux personnages et ressentir les émotions qu’ils vivent. En bref, ce film veut nous faire entrer dans son monde et oublier l’extérieur pour quelques heures. Par les paysages sublimes de désolation, le visuel brunâtre, la misère qui se sent presque, l’acting tout en émotion, le casting qui divise et uniformise les juifs et les allemands, les longs plans généraux, les gros plans sur le visage du personnage principal. Le film mise beaucoup sur le personnage principal, si bien qu’on vient à oublier le monde extérieur qui entoure l’homme et que l’on se concentre sur lui et lui seul. Il y a beaucoup de scènes ou le personnage est en huis-clos, ce qui démontre bien son isolement et mental et physique. On suit aussi l’évolution physique du personnage sans trop être étonné que d’homme propre et respectable, on le retrouve à la fin, crochu , courbé, ayant de la misère à parler, semblable à un clochard que l’on pourrait croiser dans la rue. De plus, du côté des allemands ils inspirent absolument tous la même répulsion, les officiers sont tous gros, chauves et méprisants et il serait difficile de ne pas les détester. Or, comme dans la vie , il y a des nuances, et il y en a une dans le personnages de l’officier Allemand de la fin, qui apparaît comme un ange. Beau, jeune , empathique, sensible aux arts, il est à l’antipode des autres officiers et c’est pour cela qu’il aide le pianiste . Cela donne une touche de bonté au genre humain, qui illumine un peu le film. Malgré tout, pas de happy ending pour lui malgré son action, Polanski n’aime pas lorsque tout est rose. Ce n’est pas un film américain.
Marie
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