lundi 27 avril 2009

Le montage

Dans Le pianiste de Roman Polanski, comment définissez-vous l'utilisation faite du montage?

23 commentaires:

Unknown a dit…

Dernièrement, j’ai beaucoup lu sur le réalisme dans le montage selon Bazin. Comparamment au Pianiste de Polanski, j’ai remarqué que Bazin n’aurait pas du tout trouvé que le montage fait signe de réalisme. Tout d’abord, il n’y avait pas vraiment une grande profondeur de champ, par exemple lorsque Szpilman fait semblant d’être mort, couché par terre, nous avons un gros plan sur son visage et en arrière on voit les allemands continuer leur chemin, mais en très flou, ce qui ne témoigne pas d’un effet de réalisme selon Bazin. De plus, j’ai remarqué qu’il n’y a pas eu beaucoup de long plan. Aucun plan séquence comme on pourrait dire. Il n’y a pas eu de plan très très court qui nous cache les cascades comme on voit souvent dans les films hollywoodiens, mais les plans changeaient fréquemment.

JP Côté a dit…

Le montage du film de Polanski est un montage plutôt transparent, quoique parfois surprenant par l’utilisation des raccords et par sa composition des plans très intéressante. Le pianiste est un film dont le montage donne un certain avantage au spectateur, car le réalisateur insère souvent des « reaction shot » et utilise constamment la technique du champ / contre-champ. Ces techniques facilitent les identifications primaire et secondaire. Par contre, Roman Polanski a trouvé le moyen de faire progresser son film à l’aide de son montage, ce qui rend son film moins conventionnel, moins bourgeois que certains autres films qu’il a faits (je vais revenir là-dessus plus tard). Par exemple, il réussit à faire une ellipse sur un raccord de regard (le mur qui en est à ses bases / les gens qui regardent le mur / le mur qui est complètement bâti). De plus, ses « champ / contre-champ » comprennent parfois le point de vue de plus d’un personnage (il y a plus d’un personnage dans le plan). Donc, je dirais que l’utilisation du montage est faite de façon à donner avantage au spectateur, sans toutefois oublier la recherche artistique qui va avec. Bon, voilà, aidez-moi, relancez-moi, il me reste plein d’idées mais je ne veux pas vous les voler.

Stephanie Asselin a dit…

Pour ma part, je ne parlerai pas du montage mais surtout de l’effet des mouvements de la caméra, car à plusieurs endroits, j’avais l’impression que l’image était saccadée et je ne crois certainement pas que c’est un effet voulu. Malgré tout, j’avais l’impression que l’image passait au ralenti, me donnant le temps d’observer les gens qui allaient mourir dans les prochaines secondes. Malheureusement, j’avais l’impression d’être une part entière de l’histoire. D’avoir ma part de responsabilité dans le massacre qui se passait sous mes yeux.

Unknown a dit…

Jean-Philippe, je te relance justement, j,aimerais comprend quesse que tu veux dire par "donne avantage au spectateur"...parce que personnellement, je trouve que Polanski dirige beaucoup le spectateur, ne le lui laisse pas le choix de voir ce qu'il veut. J,ai l,impression que Polanski base son film sur l,appréciation des autres. Voilà pourquoi il dirigie le spectateur et lui montre la réaction dont il devriat avoir à l'histoire etc.

j,attends ta réponse!

Unknown a dit…

Stephanie à se sujet, tu me rappelle unn questionnement que j'ai depuis longtmeps. Ça arrive souvent dans les films, lors de pans, que l'image semble saccadé, on dirait par manque d'image. comme si la caméra tournait trop vite et nous laissait pas le temps de voir ce qu'on voudrait voir. je ne sais pas vraiment qu'elle effet c'est supposé donner... est-ce que c'est voulu?

éclairez moi sur le sujet sil vous plait

JP Côté a dit…

Justement, je m'étais peut-être mal exprimé, j'en suis désolé, ce que je voulais dire c'est qu'il donne l'impression au spectateur d'être là, de faire partie de l'histoire, comme Stéphanie disait, tu as presque l'impression d'être responsable de ce qui se passe, et dans un certain sens on pourrait parler d'avantage... bon dans ce film ce n'est pas vraiment un avantage de faire partie de l'histoire, mais dans certains autres films ça pourrait l'être. Je suis d'accord avec toi Pascal, juste que c'est vrai que c'est peut-être flou, ce que j'ai écrit. Flou comme les soldats qui courent en arrière ...

Stephanie Asselin a dit…

Je ne crois pas que c’est un effet voulu et comme toi, je crois que c’est par manque d’image ou alors par lieu restreints. Ou alors peut-être par manque de qualité de l’équipement? Sauf que dans le cas présent, l’impression que j’en ai eu était positive. Et comme tu disais, je crois que Polanski dirige notre regard mais je crois que c’est pour nous montrer un peu ce qu’il a vécu, ce que nous devrions voir de l’histoire. Selon moi c’est pour diriger notre attention vers un objet ou une histoire particulière. Une partie de l'histoire qu'il croit qui pourrait nous intéresser.

Unknown a dit…

En ce qui a trait à la longeur des plans je trouve qu'il est faux de dire qu'ils sont tous courts. Par exemple: lors de la poursuite de Szpilman dans le grenier de l'appartement, lors de sa sortie chaude de l'hopital et lors de l'introduction au lieutnant allemand sont des plans qui tiennent du montage interdit du à leurs longueurs . Pour ce qui est de la longueurs des focales je suis d'accord avec toi Pouèlecal.

Macs Boutin a dit…

Pouèle, je suis bien d'accord avec toi au niveau du réalisme, non seulement par l'histoire, qui pourtant est tiré d'une histoire vécue, il n’y a pas grand chose qui tient du réalisme. En fait, j’ai l’impression que Polanski ne réussit pas à trouver un style dans ce film. Il y a tantôt des scènes d’un très grand esthétique avec une profondeur de champs et une mise au point impeccables, tantôt des plans qui tente d’être réaliste par de très larges profondeurs de champs et des raccords de mouvement très serré. Dans ces dernières séquences plutôt réaliste, Polanski tend vers le cinéma de divertissement, un montage invisible, et devient du cinéma bourgeois. Le film est monté de façon très linéaire aussi, ce qui ne laisse aucunement place à l’interprétation du spectateur.

Unknown a dit…

ok je comrpend mieux ton point de vue JP.
Ca me permet de faire le lien entre la direction de ce que devrait penser et ce que devriat regarder le spectateur et ce que vous dites : que le spectateur se sent responsable. C'est très intéressant comme perception du montage. Je pense que c'est une bonne manière de garder l'attention du spectateur tout le long du film.

De plus comme l'on dit plusieurs personne pendant la représentation, on se met à avoir pitié du personnage principal (sentiment d'appartenance). Je trouve que c'est très bien réussit de la part de Polanski.

Reste à savoir si on valorise personnellement la direction du spectateur ou le libre choix de comprendre ce qu'il veut du film.

Vanessa a dit…

Dans son film, Polanski n’utilisent pas beaucoup d’effets entre les plans comme les fondus. Il y a eu quelques fondu au noir soit peut-être 5 au total. Par contre, ses raccords sont bien faits. Les fondus au noir qu’il a inséré à quelques endroits du film, par exemple : lorsqu’il sort de la manufacture avec son père, que les soldats tuent les quelques Juifs qui restent de l’autre côté du mur après une petite explosion qui détruit le mur, quand il prend un verre de vodka avec les deux hommes, puis quand le docteur part après l’avoir soigné et pour finir lorsque les corps brûlent. Ils sont bien utilisé et bien placé selon moi. J’ai bien aimé ce que Polanski a fait pour les plans du mur de brique. Comme Jean-Philippe la décrit, on voit le mur qui est à ces débuts et ensuite, il est fini. J’ai trouvé l’ellipse bien réussi.

Daniel Frégeau a dit…

Pour commencer, j’ai décidé de parler de le façon de faire de Polanski par rapport à son montage. Lors de la session, tu nous avais parlé que le montage de Polanski était très classique et transparent et que ce n’était pas pour autant un cinéma manipulateur. Je crois que cela est encore vrai pour le film « Le pianiste », car tout au long du film, Polanski à décidé de montrer « les vraies choses » et que c’est par les longs plans qu’il réussissait à faire cela. Même si il montre des choses crues, je crois que ce n’est pas pour être « manipulateur », mais seulement pour montrer les réalités de la guerre, tout en restant classique et transparent. Même si il n’y a pas vraiment de rapport entre la « manipulation lors de la guerre » et de la manipulation d’un film en général, je crois que Polanski a décidé de ne pas montrer le côté un peu plus « propagande » de la guerre et de rester dans une histoire un peu plus « humaine ». C’est l’histoire d’un juif qui vit les dures réalités de la guerre, point final, et non l’histoire de « nous sommes les meilleurs et vous devez nous obéires ». Il y a aussi la notion que, tout au long du film, à l’aide des recadrages et surtout lors du montage final, nous pouvons voir les vraies désirs du personnage principal. Dans le film « Le pianiste », nous pouvons voir cela tout au long du film à l’aide des scènes ou Wladyslaw est pensif, lorsqu’il regarde de l’autre côté du mur, lorsqu’il à le goût de jouer du piano, mais il ne doit pas faire de bruits. Toutes ces scènes nous amènent à comprendre les désirs du personnage principal sans que le réalisateur aie recours à la parole ou à l’action du personnage. Par action je veux dires « que ce soit trop défini ». Lors du film, c’est sur que le personnage faisait une action, mais lorsque nous comprenions les désirs, c’était plus à cause « du plan de caméra » et de qu’est-ce qui se passait durant le plan et/ou la scène. Sinon, pour en finir avec le montage, je crois que le concept de « fascination du mal » de Polanski est encore vraiment présent dans « Le pianiste », mais je n’irai jusqu’à dire qu’il le fait de façon pernicieuse. Je crois qu’il amène la violence d’une façon à ne pas être « hollywoodien » et qu’en même temps il nous fait réagir. Je crois que cela démontre qu’il aime faire réagir, mais pas de là à devenir malsain. Pour conclure, j’aime bien le montage de Polanski, car il utilise beaucoup de technique invisible et cela donne une impression de réalité, sans pour autant devenir un film long et pénible à écouter.

sim laf a dit…

salut les blogeurs! parlons montage. Wow, je dois dire, j'ai rentrer dans le film comme un tank nazi! La présence évidente du montage transparent a eu une impact majeur pour bien nous mettre en contexte. Des plans assez long, quelques plans séquence, champ/contre-champ, nous amène à être témoin de ce massacre. Par son montage "basic", mais efficace, Polanski à fait de ce film une oeuvre magistral. Pascal nous dit que le montage n'est pas très réalisme d'après bazin, mais pour moi, un montage réalisme est quand on s'abandonne totalement au film et que l'ont oublie quasiment qu'on regarde un film. Le pianiste est un bel exemple.

Vanessa a dit…

Tout comme Stéphanie, j’ai moi aussi parfois eu l’impression d’être dans le film et d’avoir une part de responsabilité. Le film nous donne l’impression d’en faire partie sans pouvoir aider à quoi que ce soit. Beaucoup d’images nous font réagir lorsqu’on les voit.

Mick Pro a dit…

Polanski, avec le montage, a axé ses plans plus sur le personnage principal(Władysław Szpilman) que sur le reste. Durant certaines scènes d’action, on ne l’a voit pas tout à fait puisque tout ce qu’on voit, c’est la réaction de Szpilman. C’est comme si Polanski voulait que le spectateur se sente à la place du personnage pour ressentir sa frayeur, pour sentir un plus grand suspense. Vu qu’il a vécu dans le ghetto de Cracovie, il a mis vraiment l’accent sur la pauvreté, sur la misère pour montrer à quel point c’était difficile d’y survivre. Il a su comment le représenter vu qu’il y était et à bien mettre l’ambiance qu’il y régnait. Il y a aussi beaucoup de fondu au noir après certains évènements tragiques quand Szpilman regarde par la fenêtre. C’est comme si on voulait faire une pause au film pour laisser le temps de réfléchir les spectateurs sur la souffrance et la terreur que les juifs vivaient.

Mick Pro a dit…

Aussi, il y a un autre moment dans le film que j'ai oublier de mentionner qui soutient ce que je disais à propos du fait que Polanski veut mettre le spectateur à la place du personnage. Je parle de la scène quand on voit le tank arrivé est qu’il tire sur le bâtiment où se trouve Szpilman. Le son est coupé après le tir, ce qui arrive suite à une explosion., donc l’effet de subjectivité est toujours là ; on entend ce que le personnage entend.

Philippe B-G a dit…

Je ne suis pas tout à fait en accord avec Pascale. Plusieurs plans dans le film ressemblent au montage interdit de Bazin. C’est-à-dire que Polanski nous a donné des plans d’une bonne durée qui imposaient une lenteur dans les scènes. Par exemple, lorsque le pianiste saute une clôture pour se sauver des allemands et se trouve, tout à coups, perdu dans des rues dessertes et emplies de décombres. Ce plan exprime bien la solitude et la destruction du personnage. Il y a aussi lorsque l’officier allemand demande au pianiste de lui jouer un bout de piano, il y a un long plan qui part du vestibule pour aller au piano, puis il se concentre et joue ses premières notes. Encore une sensation de lenteur qui ajoute du réalisme à la situation.
Il est vrai que Polanski n’est pas un expert de montage interdit, mais c’est pourquoi, rien ne l’empêche d’utiliser certaines techniques (le champs / contre-champs, « reaction shot », raccord, fondu enchaîné) qui rendent son montage des plus transparent. Aussi il met bien en évidence son protagoniste. Ainsi nous embarquons dans son récit et nous voulons toujours en savoir plus sur les aventures du pianiste : c’est ce que nous appelons l’identification primaire. Ce réalisateur est excellant dans l’utilisation de cette fonction du montage.

Maxime Rioux a dit…

La scène du tank est un bel exemple, en effet, quant à la subjectivité que l'on veut donner pour permettre l'identification au personnage. Si je me souviens bien, dans cette scène, la caméra prend souvent la place du regard du personnage, comme si on y était vraiment. Résultat: Les moindres mouvements du canon du tank, pointant lentement vers notre oeil, fait monter en nous tout le stress que le personnage a pu ressentir.

Unknown a dit…

Alors que la discussion est beaucoup lancé sur la centralisation du personnage, j'ai remarquéà l'aide d'extrait présenté par JP que la très grande majorité des plans sont soit sur le perosnnage principale, soit sur la réaction du personnage principale, soit sur ce que vous le personnage principale. Lorsque Szpilman est dans son premier appartement, nous avosn si je ne me trompe pas, jamais de plan de la rue. À vrai dire, les plan de la rue que nous avaons sont toujours d'un point de vue d'une des fenêtres. Voilà ce que je veut dire. Jamais la caméra est placé au même niveau que la rue. Je ne sais pas si on peut faire un lien avec la plongé pour démontrer que tout ce qui importe dans sa vie (a Szpilman) c'est lui-même??..Où que les allemands sont peut-être nombreux mais ils sont tout petit vue d'en haut??..Peut-être ni à-t-il aucune raison non plus...

Unknown a dit…

Polanski et son monteur utilise bien le recadrement pour pouçer l'émotion et la ponctuer. La détresse humaine est constament dominante je ne fais que penser à l'homme qui dit ne plus croire en dieu car on a amené un de ses proche. L'espoir vient, à la fin de la guerre, avec un chamgement d'éclairage. L'utilisation de champ, contre-champs et des inserts sur la réactions des peronnages aident en effet,JP, l'identification primaire et secondaire.

Unknown a dit…

CE QUE HUGO EN PENSE:

Ce matin je suis allé à l'arrière de l'auditorium et j'ai fais l'analyse du Pianiste de Roman Polanski. Le montage dans ce film est très classique, transparent et bourgeois. Bémol au bourgeois car le bourgeois laisse habituellement une impression chaude et belle tandis que des faits d'histoires si horribles sont plus près du froid et laid. On voit une mise en abîme au début du film qui, contrairement au reste du film, est non-bourgeoise ( lorsque l'armée allemande filme les juifs). Dès le début, les couleurs ternes et une ambiance froide prédominent et mettent en scène le protagoniste. La monochromie des les plans du début jusqu'aux tous dernier plans du film; jusqu'à la fin de la guerre donne l'impression de douleur et de détresse. La guerre est gagné; soudainement une lumière intru et un changement dans l'éclairage vient donné une luminosité à tout cet ombre.

So a dit…

Le Pianiste de Polanski est un film transparent comme La liste de Schindler de Steven Spielberg en ce qui a trait aux techniques du montage, mais à la différence près que le héros n’est pas un simple individu qui a sauvé un nombre considérable de Juifs, comme le prône avec insistance le modèle américain conventionnel. L’histoire du pianiste juif Wladyslaw Szpilman est d’autant plus personnelle qu’elle raconte la façon dont un simple homme survit contre une machine meurtrière, sans pour autant le monter sur un piédestal. Les valeurs de nos voisins du sud n’y sont donc heureusement pas visibles. Polanski montre la souffrance des personnages par des silences, il pratique donc l’identification secondaire, étant conscient du fait que son public est généralement adulte et est en mesure de comprendre une histoire par lui-même. La mise en scène y trouve aussi son compte. Étant plutôt efficace, elle est minimaliste tout en étant encore dans le cinéma bourgeois, invisible, c’est-à-dire qu’on a voulu camoufler les techniques du tournage, tels que plans à l’épaule et montage interdit, par exemple. Les images sont extrêmement léchées, la direction de la photographie effectuée avec soin et constance. Il est amusant de constater que Spielberg a probablement voulu faire de même en réalisant un film en noir et blanc d’un bout à l’autre… Polanski ne pratique malheureusement pas le montage interdit, probablement par peur de ne pas conquérir un large public habituellement gavé par le cinéma en transparence. Le film comporte de nombreux plans généraux où l’on peut voir et comprendre la souffrance et la gravité des situations, comme par exemple la scène avant la déportation en train. Le spectateur n’est pas obligé d’assister à une scène avec 50 plans différents de personnes souffrantes avec, comme trame sonore, une lancinant violon. Un seul plan suffit. Dans La liste de Schindler, lors de la scène où un Juif remercie celui qui a sauvé près de 11 000 hommes, la musique y est insupportable. Est-ce qu’on était supposé comprendre qu’on devait pleurer? En plus, le héros est filmé en contre-plongée pour le grandir encore plus, et le Juif en plongée… on ne peut faire un dessin plus clair. Polanski a selon moi mieux su utiliser les plongées, comme dans la même scène de la déportation, où le père découpe le caramel en minuscules portions égales. C’est dans cette détresse du dernier plaisir partagé en famille que les protagonistes en sont rendus, et Polanski a su nous le faire comprendre avec un simple caramel taillé d’une main tremblante au coupe-ongles. La trame sonore est nulle ou presque lorsque Szpilman retourne de l’autre côté de la barrière après avoir été séparé de force de sa famille, renforçant ainsi son insupportable déchirement intérieur et sa solitude. Lors du montage, 2 ellipses ont été utilisées, soit lors de la construction du mur et lors de la bombe qui explose dans un immeuble voisin d’où Szpilman se cache. La panique et la perte de la notion du temps des protagonistes sont ainsi illustrées. Le mal s’introduit doucement dans l’histoire, un élément à la fois, incessant et insoutenable, comme sait le faire Polanski.

Anonyme a dit…

Je trouve que Polansky utilise un monatage transparent, pour nous faire vivre les moments forts du films.
Mais je trouves les transitions très brute. Quelques fois, ce n'est qu'une changement de plan avec une saison différente, d'autres fois ce n'est qu'une date qui apparaît. Ce sont les seules fois que je décrochais du film! Ce que je veux dire, ce sont les seules fois que je me disais: Ha stun film!

Alex Duval