lundi 27 avril 2009

En résumé,

Comment situez-vous le travail de Polanski par rapport à celui de Spielberg sur le sujet de l'holocauste?

10 commentaires:

Stephanie Asselin a dit…
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Stephanie Asselin a dit…

Je n’ai pas vu le film de Spielbirg mais en me basant sur l’extrait visionné sur Internet je dois avouer que c’est passablement la même chose, sauf que je crois que puisque Polanski avait vécu un peut cette histoire, il était en mesure de lui donner un sens particulier, puisque ses propres parents ont étés déportés et sa mère est morte à Auschwitz. Contrairement à Spielbirg qui lui, donne comme impression d’être plus détaché de l’histoire. On ressent moins son implication que dans le film de Polanski.
http://www.youtube.com/watch?v=Eje4waZIGxo&NR=1

Vanessa a dit…

Je n’ai pas vu le film La Liste de Schindler de Spielberg, mais en lisant le résumé de ce film je constate que le sujet est amené de façon différente. Dans ce film-ci, c’est un Allemand qui fait travailler des juifs dans une usine et qui essaie d’en sauver le plus qu’il peut. Tandis que dans Le Pianiste de Polanski, c’est un juif qui réussit à survive en ayant l’aide de d’autres personnes qu’ils soient juifs, allemands ou autres. Je ne doute pas que La Liste de Schindler soit un bon film aussi, mais pour ma part je préfère l’histoire du film Le Pianiste. Dans l’extrait La Liste de Schindler, on voit l’Allemand qui dit au Juifs qu’il aurait dû faire plus d’argent pour sauver plus de gens. On a un point de vu différent que dans l’autre film. Dans un, on suit l’histoire d’un Allemand, et dans l’autre, l’histoire d’un Juif.

http://www.youtube.com/watch?v=kImyVa04mnc

Je suis en accord avec ce que Stéphanie dit sur le fait que Polanski a peut-être amené un sens particulier au film. Ayant vécu un peu cette histoire, il a pu apporter un sens différent au film et ainsi y rajouter du réalisme.

Stephanie Asselin a dit…

Je me demande si le point de vue de l'histoire de La liste de Schindler n'est pas justement pour montrer que même si les gens avaient voulu aider les juifs, en bout de ligne, des millions en sont mort. Je crois que les deux films racontent l'histoire d'un massacre qui n'a jamais eu lieux d'être et auquel des millions de gens y ont participer, soit par peur, soit par devoir.

sim laf a dit…

J'ai vue la liste de schindler il y a plusieurs années, mes souvenirs sont très vague à ce sujet. Je crois que Polanski, vue qu'il a déjà vécu l'holocauste, voulais axé son film de l'intérieur. La liste ce passe pratiquement à un seul endroit si je me rappel bien. Quelques ressembles entre les deux films, mais comme steph a dit, je crois que Polanski a donné une touche particulière au film. Et non, l'holocauste aurait eût lieux quand même peu importe les circonstances. Dire qu'aujourd'hui, plusieurs personnes croient que cette abomination n'a jamais exister. Triste réalité...

Macs Boutin a dit…

J’ai pour ma part vu à deux ou trois reprises la liste de Schindler, mais c’était bien avant d’étudier en cinéma et je n’en avais pas fait une analyse très poussée. De ce que je me souviens, les deux film sont très différents. Spielberg raconte l’histoire d’un héros qui a sauvé plein de juif. Dans la liste de Schindler, on raconte la seconde guerre à travers les yeux d’un riche allemand propriétaire d’usine et d’un officier cruel. La façon de raconter l’histoire est très américaine, on dépeint le socialisme, on vante les mérites de l’industrialisation, c’est même elle, à un certain point, qui a sauvé les juifs de la liste de Schindler. Les valeurs américaines sont très imbriquées dans ce film et il y a, comme dans tous les films de Spielberg, un héros et un méchant, le héros est un homme ordinaire qui utilise les ressources qu’il a pour sauver la planète pendant que le gros méchant triche et est lâche et fini par être puni.

Dans le cas du Pianiste, Polanski raconte l’histoire de la seconde guerre à travers une victime juive, pianiste, donc qui n’aurait pas survécu grâce à Schindler et ses usines. On sens que les origines de Polanski sont bien ancrées en Europe de l’Est, puisqu’il réfère quant à lui au socialisme comme système idéal. Dans le Pianiste, le héros espère la fin de la guerre sans vouloir en tirer profit, il est plus égoïste que Schindler, pense à sauver sa peau et use de ses contacts pour survivre. On retrouve beaucoup moins les valeurs américaines dans le film, le héros est une victime qui ne prouve rien, qui tente seulement de survivre.

Stephanie Asselin a dit…

Moi aussi j'ai lu que certains croient que ce n'est que l'invention des juifs. Pourtant les preuves sont là. J'ai visiter le musée de l'holocaust à Washington et après être entrée là, avoir vu les endroits où ils dormaient. Avoir vu les souliers, ainsi qu'avoir pu lire le profil de certains qui ont été dans les camps et en sont ressortis... On ne peut qu'y croire, peut importe ce que certains croient. Les faits sont là. Triste histoire, triste réalitée.

Vanessa a dit…

J'ai aussi visité le musée de l'Holocauste commenté tout bas par le directeur et le professeur d'histoire et j'ai trouvé sa très choquant de voir toutes ses choses qui sont restés de cette affaire là. C'est encore plus choquant que de voir un film qui porte sur le sujet. On y voit encore plus la réalité de cette tragédie.
Très beau musée à visité en passant pour ceux que sa intéreste même si c'est à Washington.

JP Côté a dit…

Je dirais que le travail de Polanski et le travail de Spielberg, en général, sont assez différents, quoique semblables si on les compare à d'autres grands réalisateurs moins bourgeois comme Antonioni ou Godard. Polanski et Spielberg ont tous les deux fait un film sur l'holocauste, mais d'un point de vue assez différent. Il y a longtemps que j'ai vu La liste, mais je me rappelle que le propos n'était pas tout à fait le même, car on y raconte l'histoire d'un allemand qui sauve des juifs, donc ça en fait un film moins intériorisé, psychologique, mais pas moins bon. Même que je dirais que je préfère La liste de Schindler. Pourquoi? Je ne sais pas trop encore. Peut-être parce qu'on va jusqu'au bout dans un même style, contrairement au pianiste, qui suit, selon moi, des chemins divergents. Stefan Ruzowitzky vient de réaliser, en 2008, un autre film sur l'holocauste, avec un autre point de vue. Les Faussaires. Si vous avez la chance de voir ça, écoutez-le, ça peut vous faire voir encore cette histoire là d'une autre façon, même si c'est pas aussi extrême que le pianiste ou la liste de schindler.

Anonyme a dit…

Polanski ne s'est pas fier à des films d'actions ou à des encyclopédis de guerres pour faire son film!
Je crois qu'il a voulu partager ce moment de sa vie avec les specateurs!
Selon moi, c'est la raison du réalisme de ce film. Je ne crois pas qu'il aurait voulu que ce soit plus ''gore'', avec plus de sang, plus d'action, car ce n'était pas que de ça dans la réalité.
Il voulait seulement représenter la misère des juifs!

Alex Duval