Pour commencer, j’ai décidé de parler de le façon de faire de Polanski par rapport à son montage. Lors de la session, tu nous avais parlé que le montage de Polanski était très classique et transparent et que ce n’était pas pour autant un cinéma manipulateur. Je crois que cela est encore vrai pour le film « Le pianiste », car tout au long du film, Polanski à décidé de montrer « les vraies choses » et que c’est par les longs plans qu’il réussissait à faire cela. Même si il montre des choses crues, je crois que ce n’est pas pour être « manipulateur », mais seulement pour montrer les réalités de la guerre, tout en restant classique et transparent. Même si il n’y a pas vraiment de rapport entre la « manipulation lors de la guerre » et de la manipulation d’un film en général, je crois que Polanski a décidé de ne pas montrer le côté un peu plus « propagande » de la guerre et de rester dans une histoire un peu plus « humaine ». C’est l’histoire d’un juif qui vit les dures réalités de la guerre, point final, et non l’histoire de « nous sommes les meilleurs et vous devez nous obéires ». Il y a aussi la notion que, tout au long du film, à l’aide des recadrages et surtout lors du montage final, nous pouvons voir les vraies désirs du personnage principal. Dans le film « Le pianiste », nous pouvons voir cela tout au long du film à l’aide des scènes ou Wladyslaw est pensif, lorsqu’il regarde de l’autre côté du mur, lorsqu’il à le goût de jouer du piano, mais il ne doit pas faire de bruits. Toutes ces scènes nous amènent à comprendre les désirs du personnage principal sans que le réalisateur aie recours à la parole ou à l’action du personnage. Par action je veux dires « que ce soit trop défini ». Lors du film, c’est sur que le personnage faisait une action, mais lorsque nous comprenions les désirs, c’était plus à cause « du plan de caméra » et de qu’est-ce qui se passait durant le plan et/ou la scène. Sinon, pour en finir avec le montage, je crois que le concept de « fascination du mal » de Polanski est encore vraiment présent dans « Le pianiste », mais je n’irai jusqu’à dire qu’il le fait de façon pernicieuse. Je crois qu’il amène la violence d’une façon à ne pas être « hollywoodien » et qu’en même temps il nous fait réagir. Je crois que cela démontre qu’il aime faire réagir, mais pas de là à devenir malsain. Pour conclure, j’aime bien le montage de Polanski, car il utilise beaucoup de technique invisible et cela donne une impression de réalité, sans pour autant devenir un film long et pénible à écouter.
Daniel Frégeau
mardi 28 avril 2009
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6 commentaires:
En parlant de la façon dont il amène la violence, ce n'est pas comme dans d'autres films où le sang gicle de partout. Ici, quand quelqu'un reçoit une balle dans tête, le sang ne coule pas à flot. Il coule juste assez pour montrer qu'il est blessé. C'est plus réaliste que lorsque l'on voit trop de sang.
Je suis d'accord avec toi Vanessa, c'est plus réaliste de cette façon. On ne tombe pas dans une parodie ou dans un film trop américain ou tout le monde meurt comme trop fort, avec trop d'effets spéciaux laissant couler trop de sang...
On met en évidence le fait que c'était réel, justement en évitant de tomber dans les habitudes Hollywoodiennes. Les morts ne sont que morts. Pas morts dans des bains de sangs... sauf peut être le premier Allemand qui se fait tuer devant l'hôpital.
Je crois par contre que tu as tort Dan quand tu dis que le cinéma de Polanski n’est pas manipulateur : J’ai vraiment l’impression que Polanski est un maître du cinéma classique et du montage invisible, mais son montage n’est pas pour autant innocent. Comme je l’ai mentionné dans un autre texte de mon cru :p, je trouve que Polanski tente et réussi, je crois malheureusement, à victimiser les juifs, mais surtout, il réussit à cultiver chez le spectateur une haine des Allemands. Dans plusieurs extraits dont je n’ai pas eu le temps de faire la recherche sur youtube puisqu’il est 11h53, on voit l’acteur principal en plan général passer à l’écran puis en plan général un ou une juif-ve souffrantE vient se mettre ne avant plan pour souffrir. On voit ensuite un soldat allemand tuer gratuitement plein de pauvre. Ce montage est loin d’être innocent. Polanski est, selon moi, très rancunier de ce que les allemands ont fait et ce film constitue une jolie vengeance puisqu’en l’écoutant, on a envie d’haïr les allemands d’Aujourd’hui, qui pourtant, n’ont rien à voir avec ce qui s’est passé il y a plus de 60 ans.
Ça peut paraître con, mais j'aime bien comment les personnes meurt, je veux dire, leurs façons de tomber, ou de s'écrouler. C'est très réaliste!
De plus, comme Vanessa l'a dit, il n'y a pas trop de sang, les peronnages se blessent!
Ce n'est pas un ''Kill Bill''
Une chose que je trouve importante pour ce style de film!
Alex Duval
Je suis d'accord avec ton dernier point daniel. la technique de montage de Polanski rend le film "agréable" à écouter sans pour autant épargner le téléspectateur de la violence de ce qui se passe.
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