Le but de cette activité est de vous permettre de renforcir vos acquis et d'en prendre conscience. Ce n'est pas une étape qui vise à uniformiser, à faire de vous des robots mais plutôt de vous faire voir la richesse de ce que vous apportez avec vous en fin de cours.
Lorsque j'ouvrirai le blog pour placer votre étude, je vous offrirai également l'occasion de venir lancer une piste de réflexion en y publiant un message. Je vous encourage à faire ressortir les liens positifs que vous parvenez à faire entre votre sensibilité au montage, les techniques et les théories de montage sur lesquelles nous nous sommes penchés au cours de la session.
Quand je parle de point de vue positif, je vous encourage à faire ressortir ce dont vous avez envie de parler, ce qui vous touche.
lundi 28 avril 2008
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2 commentaires:
J’ai vraiment été surprise de voir la différence entre ces deux films, même si l’un est un remake de l’autre. Ils ont la même ligne directrice, mais la vision des deux réalisateurs est totalement différente.
Dans « La jetée » l’idée d’utiliser un roman-photo est bien, mais il est seulement possible pour un cour métrage, puisque c’est un peu lourd comme présentation. Il faut aussi tenir compte que le film a été fait en 1962 et que certaines techniques de montages n’étaient pas encore au point. J’ai trouvé que ce film avait certaine particularité avec l’effet Koulechov, puisqu’il y a seulement un voix off et les images pour nous guider. Sans la voix, il est possible de diriger l’histoire de bien d’autres façons et d’imaginer complètement autres choses.
Le spatio-temporel est aussi très utilisé avec le passé, le présent et l’avenir. Il pourrait être facile de s’y perdre, mais le montage est bien fait pour comprendre dans quelle époque on se trouve.
Il faut également dire qu’il n’y a presque pas jeu d’acteur dans ce film puisque ce n’est que des photos, par contre il est certain que ces images doivent tout de même transmettre certaines émotions tel que la douleur, la souffrance de l’époque. Les photos utilisées sont très sombres ce qui transmet bien cette émotion.
Il est impossible de dire que « La jetée » est un cinéma bourgeois étant donné que c’est un film expérimental et que le montage photo n’est pas un moyen traditionnel de plaire aux spectateurs. J’ai même trouvé qu’après un certain temps ça devient lourd à regarder.
Le film « 12 singes », qui est un remake de « La jetée », peut sembler être un film bourgeois en son genre, mais selon moi, je ne crois pas. Il est certain que c’est un film Hollywoodien avec un certain budget, des acteurs très connu et un montage qui sert à l’histoire. Selon moi, ce qui fait que ce n’est pas un film bourgeois, c’est que le réalisateur à fait une version assez fidèle de « La jetée » et n’a quasiment rien changé à l’histoire pour plaire à tout le monde. Dès le début de « 12 singes » le réalisateur démontre que c’est inspiré de « La jetée »en l’incluant dans le générique.
Le spatio-temporel est aussi bien utilisé dans 12 singes, mais a certains moments il peut y avoir une confusion avec le présent et le passé. Le montage de 12 singes me semblent plus complexe que la jetée puisque le sujet est plus approfondi.
Selon moi, les deux films ont leurs qualités et leurs défauts. Il ne faut pas enlevé de crédit à la jetée parce que c’est un roman photo et à 12 singes le remake! Les films sont représentatifs de leur époque et reflètent les techniques de montage de chacune d’elle.
À première vue, la jetée peut semblé être un vieux film ennuyant mais il suffit de prêter notre attention au film pour découvrir cette œuvre d’art. Ce court métrage de Chris Marker, réalisé en 1962, est du cinéma esthétique. Marker est influencé dans son film par la Nouvelle-Vague et par les principes de Bazin. Ce français brise les règles du cinéma dans son film. La jetée est composé d'une suite de photographies en noir et blanc : un photo-roman, comme l’appelle lui-même Chris Marker.
Marker crée un montage d’images fixes bien plus qu’intéressant. Le montage est expérimental puisqu’il y a une fluidité dans les raccords de photos et que l’utilisation de la voix hors champ créent un montage narratif. Aucun dialogue, aucun acteur, seulement qu’une voix off rappelle le parcours des personnages. Le narrateur raconte une histoire au spectateur et le guide puisque sans narrateur, le montage offre une possibilité de sens. Son montage réfère à l’effet Koulechov. Chaque spectateur peut avoir sa propre perception de l’œuvre.
Marker utilise les principes de Bazin dans son film : le montage interdit et la transparence du montage. Dans son film, il y a seulement qu’une plan animé et c’est lorsque la femme se réveille. On ne sent pas de coupure entre les plans puisque les images sont consécutivement reliées ensemble et que les ellipses sont une superposition d’images (transition enchaîné).
Marker crée de plus une dynamique dans la présentation des photos malgré le rythme lent de l’œuvre. Il présente parfois des images de divers angles pour créer une ambiance qui a l’air existante (réelle). Parfois, on a l’impression que les personnages bougent. Par exemple, à la toute fin du court métrage, l’homme semble courir en direction de la femme à l’aéroport. Marker veut rendre une certaine crédibilité à son histoire : voyager dans le temps. Il veut reconstruire l’ambiguïté immanente du réel. Pour arriver à utiliser le spatio-temporelle dans son film, il nous réfère toujours à la même image de l’homme couché sur le lit d’expérience qui représente le présent. Marker met en jeu le rapport cinéma et la photographie dans son œuvre. Pourquoi la photo? La photographie est les origines de l’émotion et de la réalité. La photographie authentifie l'existence de l'être. Par la photo, Marker veut nous faire croire que sa représentation est réelle. Les photos représentent soit le passé ou le présent par des souvenirs et des rêves. Je cite : « Le pouvoir d'authentification prime sur le pouvoir de représentation ». (Voir http://www.cineclubdecaen.com/analyse/cinemaetphotographie.htm) La photographie est inséré dans le film pour témoigner une réalité de façon plus certaine que le cinéma.
La jetée est un court métrage qui a inspiré Terry Gilliam, à produire une adaptation.
Il ne serait pas juste de réduire 12 Monkeys de La Jetée, puisque ces films sont deux arts différents. L’histoire est certes la même du début jusqu’à la fin mais les œuvres ont leur propre particularité de présenter le récit. Réalisé en 1996, ce long métrage de Terry Gilliam se distingue de la jetée. Dans la jetée, le montage était privilégié. Le montage de Marker transmettait une histoire ou une possibilité de sens aux spectateurs tandis que dans 12 monkeys, le montage raconte qu’un seul sens : une seule et unique histoire. Le film 12 monkeys privilégie ,quant à lui, l’histoire. Le montage n’est vraiment pas exploité comme il l’était dans la jetée. Le montage est travaillé en fonction de l’histoire. Gilliam a travaillé et perfectionné l’histoire : il la approfondie et la rendue plus complexe. L’histoire mène le bal. De plus, les mouvements de caméra sont liés à l’histoire des personnages. Le montage devient l’élément primordial de la construction du sens, et de la conduite du récit. Gilliam réussit à faire comprendre au public le spatio-temporelle dans son film en présentant continuellement toujours le même flash back. C’est seulement vers la fin du film que cette scène donnera un sens au spectateur.
On aurait tendance à associer 12 Monkeys à un cinéma bourgeois par le gros budget que disposait l’américain Terry Gilliam, par le choix des ses acteurs, par son montage qui est au service de l’histoire et par la scène clé qui est l’élément déclencheur du film mais toutefois ce n’est pas totalement le cas. Gilliam n’a pas comme ambition première de séduire le public le plus large possible. Son film est créé selon son propre plaisir. Il s’amuse à jouer avec le spectateur et le porte à réfléchir. Gilliam est un cinéaste à rupture, il déjoue l’attente du spectateur.
Dans les deux cas, Marker et Gilliam font de l’identification secondaire dans leur film. Les deux réalisateurs tentent d’aller chercher l’attention du spectateur. Les deux œuvres offrent des possibilités de prise de conscience et de participation du public mais de manières différentes. Alors que le montage de la jetée peut être perçu de différentes façons, le montage de 12 monkeys est lié à l’histoire, et l’histoire peut procurer une liberté au spectateur. La jetée et 12 monkeys sont des films personnels qui s’éloignent des films de divertissement.
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